| *Aperçu de la piéce | "Nouvelles du plateau S" est une pièce d'Oriza Hirata
écrite avec comme principe d'exprimer simultanément le temps
passant lentement dans "La montagne Magique" de Thomas Mann et
l'espace tranquille dans "le vent se lève (Kaze tachinu)"
de Tatsuo Hori. La première représentation a eu lieu en 1991 au Japon, puis une tournée dans 12 villes japonaises est entreprise en 1994, ayant un grand retentissement. Une série intitulée "Fausse Nouvelles du plateau S" a été créée en 2005 par 4 jeunes metteurs en scène japonais, rivalisant entre eux avec des pièces basés sur "Nouvelles du plateau S". D'autre part, cette pièce est fortement remarquée à l'étranger. En France, c'est Laurent Gutman qui l'a mise en scène à Strasbourg en 2003 et à Paris en 2004. Les critiques dans les journaux ont été bonnes. En Corée du Sud, une version coréenne est représentée en décembre 2004. |
| *Résumé |
Dans un futur proche, en été, la scène représente
la salle de réception d'un sanatorium situé sur un plateau.
Des patients atteints de maladies incurables y sont internés. Le
temps s'écoule lentement dans ce sanatorium isolé du monde.
Dans cette espace, on se raconte calmement ce que c'est que d'attendre
la mort.
Hirata décrit un après-midi ou rien ne se passe dans le sanatorium, exprimant avec finesse les différentes conceptions de la mort et du temps selon les malades, les visiteurs et les médecins, le tout avec un ton de conversation légère. Au sujet de "Nouvelles du Plateau S"
J'ai écrit cette pièce alors que j'approchais de la trentaine. A cette époque, je ne pensais qu'à trouver le moyen de condenser un monde comme celui du roman de Thomas Mann dans un spectacle d'environ 90 minutes. "Nouvelles du plateau S" est inspiré par "La montagne magique" de Thomas Mann, tout comme "Gens de Séoul" l'a été par "Les Buddenbrook: Le déclin d'une famille". Quand je l'ai écrit, le Japon était encore dans l'ivresse de la prospérité économique. La plupart des japonais s'imaginaient que ce monde d'après la guerre froide allait se développer à l'infini. Je pense que le monde théâtral japonais a ressenti une ivresse similaire avec le boom du "petit théâtre". Je voulais écrire une pièce en opposition à cette situation, exprimer directement sur scène le caractère limité de l'être humain. A mon avis, il est très difficile de choisir la mort comme thème dans le théâtre contemporain. Je pense avoir proposé ma solution à travers cette pièce. Oriza Hirata
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*Dans la presse
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